L’UMP lance son facebook militant pour les municipales

April 24th, 2008

La f?d?ration num?rique avait fait ses premiers pas sur Facebook, elle a d?sormais son propre r?seau social avec UMPnet lanc? aujourd’hui m?me.

Thierry Sol?re annonce d’embl?e la couleur d’un site qui a pour vocation de f?d?rer les militants et sympathisants online dans la perspective des Municipales.
Le site offre une s?rie de fonctionnalit?s qui ne sont pas in?dites en soi, mais originales dans leur aggr?gation et leur utilisation.

Parmi celles-ci, on notera notamment :

- Une plate-forme de r?seau social, fa?on Facebook (en plus d?pouill?) qui permet aux membres inscrits d’avoir leur page et de rentrer en contact avec d’autres membres. On notera que le site ne propose pas de passerelles ou de lien apparent avec le groupe officiel sur Facebook cr?? il y a quelques mois. A titre de comparaison, les sites des candidats am?ricains font tous appara?tre des liens directs vers leurs communaut?s sur les diff?rents r?seaux sociaux. Il semble donc y avoir une volont? affich?e de la part de l’UMP de rapatrier et f?d?rer ses sympathisants sur sa propre plate-forme sociale.

- Des espaces de discussion, pr?sent?s comme des “ateliers”, sur des th?mes “macro” tels que le pouvoir d’achat ou le Grenelle de l’environnement. Ceux ci n’?tant pas ouverts ? l’heure o? nous ?crivons ces lignes, difficile de juger de leur architecture.

- Une fonctionnalit? de personnalisation, un must ? l’heure des “ME-dia” personnels online : les habitu?s de Facebook, MySpace ou les utilisateurs de Netvibes ne seront pas d?pays?s. On retrouve ainsi sur sa page perso des fonctionnalit?s type “Wall” (”Mes Petits Mots”) et de messagerie, ainsi qu’ un lecteur de flux rss et des albums photos et vid?os.

- Enfin, l’accent est fortement mis sur la “cartographie” et la g?o-localisation. Comme le disent ? l’envi les politiques am?ricains, “all politics is local”. On pourrait en 2008 que “la netpolitique est g?o-localis?e”. C’est en effet une tendance lourde que l’on observe largement aux Etats-Unis en ces d?buts de primaire (cf. Google mash-up des candidats ? la Maison blanche, ou encore MapMyCandidates de Slate).

Pour autant, inutile de traverser l’Atlantique pour retrouver les origines de cette tendance, d?j? ?mergentes lors de la net-campagne pr?sidentielle fran?aise l’an dernier, chez les 3 principaux candidats.

Associez la cartographie aux fonctionnalit?s du r?seau social, et vous obtenez un outil d’auto-organisation d?centralis?e des militants qui peuvent se coordonner dans le monde virtuel, pour militer IRL (in real life), c’est ? dire sur le terrain, dans chaque circonscription visualisable sur la carte.

Pardonnez l’immodestie de votre serviteur, mais on ne va pas se priver en l’occurence de reproduire ici ce que nous ?crivions en mars dernier dans un billet intitul? “Net-campagne : le dessous des cartes“ :

”Chacun des trois partis, UMP, UDF et PS, a ainsi mis en place des mash-ups de Google Maps permettant aux militants de s’inscrire directement pour faire conna?tre une action, rentrer en contact avec des comit?s voisins, et organiser une r?union ou un tractage par ce biais. Signe des temps, nous assistons sans doute ? la premi?re campagne de proximit? organis?e via des images satellites.

Cet enracinement de la net-campagne ouvre un autre d?bat que la fi?vre de l’imm?diat et l’horizon semble-t-il ind?passable du 22 avril nous emp?chent de percevoir. Ces nouveaux r?seaux qui jalonnent le territoire ne disparaitront pas au lendemain du second tour. Ils seront ?galement mobilis?s, ou se remobiliseront d’eux-m?mes pour les l?gislatives, et peut-?tre au-del?, pour les prochaines ?lections locales.”

“Les prochaines ?lections locales” : et bien nous y sommes visiblement.

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