Auto-édition : faire appel à un pro, Thélès

28 Mar 2008

Thélès nous explique pourquoi il vaut mieux faire appel à un pro :

Les limites de l’auto édition.

L’Auto Edition est-elle la bonne solution pour éditer à moindre coût ? Rien n’est moins sûr car force est de constater que les déçus de ce mode d’édition sont de plus en plus nombreux.

En effet, à premier abord, il semble que les coûts d’impression peuvent être inférieurs en faisant imprimer son livre directement chez l’imprimeur du coin par rapport à la prestation complète que pourrait vous proposer un éditeur à compte d’auteur. C’est vrai, les coûts d’impression notamment grâce à l’impression numérique ont beaucoup baissé et permettent de réaliser de petits tirages. Cependant, il s’agit d’une mauvaise approche, car les coûts d’impression ne représentent qu’un seul poste, qui n’est pas aujourd’hui le plus important.

Faire son livre soi-même donne souvent un résultat esthétiquement décevant car, il existe une étape fondamentale entre l’Auteur et l’imprimeur, c’est le maquettiste.

Il est essentiel que le livre ait été mis en page par un professionnel car il existe de nombreux pièges dans la conception d’un livre, pièges que l’on peut éviter malheureusement après avoir ratés plusieurs livres ! Autre point, les règles de l’imprimerie nationale (ou équivalentes) doivent être respectées pour que l’ouvrage soit reconnu par les professionnels, comme par exemple les libraires. Ces derniers verront immédiatement les erreurs qu’un profane ignorerait. Un livre raté, ça se voit et ça fait amateur. Les libraires n’aiment généralement pas ce type de livres qui donne d’entrée une mauvaise impression.

Les règles typographiques sont essentielles, mais il ne faut pas négliger les règles orthographiques et grammaticales. Or, un auteur qui s’est habitué a son texte ne voit plus les fautes et oubliera de corriger ces coquilles qui sont particulièrement exaspérantes une fois le livre imprimé. Le passage dans les mains d’un professionnel qui sera attentif à ces points finalement majeurs est nécessaire

La couverture doit également être soignée. Or, on ne s’improvise pas graphiste du jour au lendemain, c’est un métier. En conséquence, la phase de prépresse est essentielle et doit être donné à un professionnel comme un éditeur. L’imprimeur est un exécutant mais jamais un éditeur ou un maquettiste. Il exécutera l’impression du fichier que lui aura donné l’auteur sans y apporter le travail de maquette et corrections absolument nécessaire. Thélès